LA MAISON PICASSIETTE
A CHARTRES
(28000)

par "Marie51"



Si vous passez par Chartres, Marie51 vous recommande d'allez découvrir l'incroyable Maison Picassiette, en région Centre, en France.

La Maison Picassiette est un exemple de l'architecture naïve, constitué de mosaïques de faïence et de verre, coulés dans le ciment. Elle est située à Chartres.

Elle fut construite par un seul homme Raymond Isidore3 (8 septembre 1900 – 7 septembre 1964), dit Picassiette.

Une fois la maison construite, il eut l'idée de réaliser des fresques recouvrant tout peu à peu. Toute sa vie a été consacrée à la construction et à la décoration de sa maison et du jardin.

Sa fin de vie, dans son espace saturé de mosaïques, fut tragique. Son inspiration tarie, lui-même épuisé, il errait sans but, l'esprit chancelant. Par une nuit d'orage, il s'enfuit de chez lui à travers les champs, en proie à un délire de fin du monde. Il mourut peu après.

Malgré un succès tardif, il ne connut durant toute sa vie, qu'incompréhension et moqueries.

Les fresques réalisées par Raymond Isidore à l'intérieur de sa maison représentent des vues du Mont Saint-Michel, de Chartres et de ses alentours. Il les a agrémentées de pâquerettes faites de bouts d'assiettes cassées qu'il se procurait dans les décharges publiques.

Peu à peu, tout l'intérieur des trois pièces d'habitation, murs et plafonds, s'est retrouvé recouvert de fresques rehaussées de mosaïques. Le mobilier, devant quand même être déplacé à l'occasion, a été peinturluré, mais de façon mosaïque. Le sol a été recouvert de mosaïques faites de débris de marbrerie.

C'est lorsque Picassiette n'a plus eu de place pour ajouter quoi que ce soit, à l'intérieur de la maison, qu'il s'est attaqué à l'extérieur et que la fresque a été complètement abandonnée au profit de la mosaïque, plus résistante aux intempéries.

Après les murs de sa maison, ce fut les allées et les murs d'enceinte du jardin qui furent l'objet de cet inlassable travail de décoration.

Selon sa veuve et ses deux beaux-fils, ses rêves nocturnes furent la source de son inspiration. L'interprétation, dans une perspective jungienne, de cette longue série de rêves, révèle un mythe christique de mort et de résurrection.


24 décembre 1929 : Raymond Isidore, balayeur au cimetière de Chartres, achète une parcelle de terre en friche rue des Rouliers (actuellement rue du Repos) et entreprend aussitôt, et seul, la construction d'une maisonnette sans étage, sans eau courante ni commodités.
15 août 1930 : Il y emménage avec sa femme et les deux fils de celle-ci. Sa vie se confond désormais avec la décoration de la maison et du jardin attenant.
1938: Début de l'aménagement de la maison. Ses matériaux de prédilection sont les débris de vaisselle récupérés dans les décharges des alentours, d'où le sobriquet donné par le voisinage de « Picassiette », c'est-à-dire « Picasso de l'assiette ».
1964 : Mort de Raymond Isidore.
1981 : La ville de Chartres acquiert la maison.
1983 : La maison Picassiette est classée monument historique.
1989 : L'association les 3R crée une Régie de quartier,une structure d'insertion par l'économique pour soutenir la réhabilitation des Hauts de Chartres. Elle emprunte largement au balayeur, sa philosophie d'exclu avec pour objectif, d'impliquer les habitants dans la reconstruction de cette ancienne cité de transit située derrière le cimetière municipal. Une démarche qui s'inspire, principalement, des écrits et recherches de Fernand Deligny : Le Croire et le Craindre, Stock, Paris 1978, et de Saül Alinsky: Etre Radical, Rules for Radicals, dernière édition, Aden, Bruxelles 2011.[réf. nécessaire]
1996 : À Chartres, Les Rencontres Internationales de Mosaïque4 organisées tous les deux ans par la Régie des 3R (Rénover, Restaurer, Réhabiliter), remettent un prix qui porte son nom: le prix Picassiette. La structure a réalisé de nombreuses mosaïques sur le quartier des Hauts de Chartres. Un jalonnement de Mégalithes partiellement recouverts de mosaïques permet d'y accéder5.
2003: La ville confie à la Régie des 3R la gestion de la chapelle St Eman, espace dévolu à la mosaïque contemporaine. La Régie des 3R installe au sol un jalonnement de petites mosaïques qui relie la chapelle à la Maison Picassiette en traversant le cimetière municipal où est enterré Picassiette.
2014: L'association les 3R, fête le 25e anniversaire de la création de la Régie de quartier, la dixième édition du Prix Picassiette, le 50e anniversaire de la disparition de Raymond Isidore à la chapelle du lycée Fulbert, à la chapelle Saint-Eman, sur les boulevards de la ville.
2015: La Régie des 3R, inaugure la décoration en mosaïque d'un poste électrique aux allures de sémaphore. Situé à l'entrée du quartier aux abords de la rue de Sours, proche de la Maison Picassiette, il en est autant le témoin que la vigie.

Source: Wikipedia

Mis à jour le 19.08.2015

Marie51



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