LE MONT AIGUILLE
DANS L'ISERE
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par "Marie51"



Voici le Mont Aiguille, dont la photo a été prise grace à AnY, un matin assez tôt, juste avant d'arriver à GAP, qui se situe à 60 km à peine de la Mure, dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes, en France. Le Mont Aiguille fait partie du Massif du Vercors, à une altitude de 2087 mètres.





Il se situe au sud de l'Isère. Le Mont Aiguille est considéré comme la plus belle montagne du monde, mais il ne faut pas oublier que c'est aussi le berceau de l'alpinisme. La première ascension fut réalisée le 26 Juin 1492, par Antoine de Ville.

Le Mont Aiguille fait partie des 7 Merveilles du Dauphiné. C'est une butte-témoin, c'est-à-dire une structure laissée par l'érosion, autour d'elle, du plateau dont elle faisait à l'origine partie. Le Mont Aiguille doit, à cela, sa forme particulière : un bloc de falaises et une prairie sommitale, similaire aux alpages de l'ensemble du Plateau du Vercors.

Les dimensions du Mont Aiguille sont imposantes :

- Altitude : 2 087 mètres
- Hauteur du dôme : 1 653 mètres - 1 837 mètres
- Hauteur du chicot :
- Pilier sud-ouest : 250 mètres
- Pilier nord-est : 350 mètres
- Longueur : 900 mètres
- Largeur maximale : 130 mètres

Le Mont Aiguille est une écaille calcaire, qui était rattachée au reste du Massif du Vercors. Sa base est constituée d'un ensemble de calcaire tendre et de marnes, surmonté par une muraille, elle-même, composée d'une épaisse série de calcaire plus rigide. Sa morphologie résulte de la différence de comportement des couches face à l'érosion.



Au cours de la formation des Alpes, les couches de calcaires, qui tapissaient le fond de la Téthys, furent soulevées, plissées et fracturées. Ces dernières ont favorisé le ruissellement qui a entamé une érosion importante de la base de l'Aiguille (où les couches sont plus tendres) tandis que des pans entiers de la muraille s'effondraient, sous l'effet du travail de sape, auquel était soumise la base et par la karstification des couches calcaires. Les innombrables failles actives entre le mont Aiguille et le massif du Vercors puis le rabotage de flanc oriental du massif du Vercors par les glaciers au cours des différentes glaciations de l'ère Quaternaire ont permis son isolement actuel.

Les légendes qui se rapportent au Mont Aiguille ont souvent fasciné l’attention des princes. La plate-forme sommitale apparaissait en effet, dans bien des esprits, comme une sorte d’Eden, un territoire préservé du monde profane.

En 1211, Gervais de Tilbury, neveu du roi d'Angleterre Henri II, le décrivit comme un mont inaccessible, d'où jaillissait une source transparente. De son sommet, l’herbe y verdoyait et l’on y apercevait des draps blancs, étendus pour sécher, selon l’usage des lavandières. Les lambeaux de neige qui subsistent au printemps sur la prairie sommitale et l'imagination du narrateur juché sur la cime du Grand Veymont suffirent à accréditer la légende des lavandières du Mont Aiguille.

Mont_Aiguille_Isère_38_région_Auvergne-Rhône-Alpes_en_France_5.jpg

Au Moyen Age, le Mont Aiguille, baptisé en latin "Supereminet Invius" qui signifie « il se dresse, inaccessible ». Il est perçu comme un énorme rocher d'une hauteur prodigieuse. Les dessinateurs de l'époque le représentaient sous la forme d'un champignon ou d'une pyramide renversée.

Sous l’Ancien Régime, il jouissait d’une popularité supérieure à celle des géants des Alpes, ignorés du plus grand nombre.

Au XVIe siècle, Rabelais, dans le Quart Livre, relate l'ascension faite par Antoine de Ville de ce qui était encore appelé le « mont Inaccessible » de façon quelque peu imaginaire, tant par la forme de la montagne, que par le nom de l'alpiniste ou ce qu'il trouva au sommet : « Ainsi dict pource qu'il est en forme d'un potiron, et de toute memoire persone surmonter ne l'a peu, fors Doyac, lequel avecques engins mirificques y monta et au-dessus trouva un vieux bélier. C'estoit à diviner qui là transporté l'avait. Aucuns le dirent, estant jeune aignelet, par quelque aigle ou duc chaüant là ravy, s'estre entre les buissons saulvé. »



En 1656, Denys de Salvaing de Boissieu dans Septem miracula Delphinatus (Les sept merveilles du Dauphiné), relate que des déesses, chassées du Mont Olympe, seraient venues se réfugier sur ce promontoire, qui faisait encore partie de la falaise orientale du Vercors. Elles furent surprises dans le plus simple appareil par le chasseur Ibicus. Cela provoqua le courroux de Jupiter qui changea ce voyeur, en un bouquetin et, sépara le Mont sacré du reste du Vercors.
Le panorama est grandiose à découvrir :


Coté Nord : La Chaîne de Belledonne,
Les sommets de la Chartreuse,
Le Mont Blanc.

Coté Est : Le Cirque du Trièves,
La Vallée de l'Ébron,
Le Massif du Dévoluy et la Grande Tête de l'Obiou (2 789 mètres),
La région naturelle de la Matheysine.
Le Massif des Écrins.

Coté Sud-Est :
Le Grand Ferrand (2 749 mètres).

Coté Ouest :
Les falaises du Grand Veymont (2 341 mètres), point culminant du Massif du Vercors,
La Grande Moucherolle (2 284 mètres).

Coordonnées par GPS: 44° 50' 31" Nord, 5° 33' 11" Est

Mis à jour le 28.10.2016

AnY



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