LA FLORE EXCEPTIONNELLE
DE LA MANCHE
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par "Marie51"



Marie51 poursuit ses recherches pour vous faire découvrir la flore exceptionnelle, que vous pourrez admirer, au cours de vos balades, en Basse-Normandie, dans la Manche, en France.

LES FLEURS :

* La Cardamine des Prés

* L'Iris d'eau

* LE RHODODENDRON HALOPEANUM :

L'Halopéanum est un rhododendron hybride, créé en 1896 par Félix Halopé. Un Horticulteur angevin, né en 1852 dans une famille de pépiniéristes, Félix Halopé vient à Cherbourg pour son service militaire, puis s'installe dans la région après son union avec la fille du fleuriste Emmanuel Cavron. En 1882, il ouvre à Octeville des serres sur un terrain d'Emmanuel Liais, où il cultive plantes exotiques, et multiplie des plantes pour la vente. Là, en croisant le griffithianum et l'arboreum, originaires de l'Himalaya, il donne naissance en 1896 à l'Halopeanum, aux nombreux boutons rose vif, qui se déploient en fleurs blanches, sur un port érigé montant jusqu'à 8 mètres. Sa création lui vaut les honneurs de la revue horticole de Paris cette même année, et il la présente à l'exposition universelle de Paris en 1900. Il vend de nombreux pieds en France, mais aussi aux quatre coins du globe, rebaptisés White Pearl outre-manche. Le succès s'étiole peu à peu, les serres octevillaises sont détruites lors des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, et Félix Halopé meurt en 1951. Les parcs Liais et du château des Ravalet abritent des pieds d'Halopeanum.



LES PLANTES CULTIVEES :

* La Bonne-Louise d'Avranches:
La Louise-bonne ou Bonne-louise d'Avranches est une poire de la Manche. Le premier poirier bonne-louise est issu d'un semis de M. Longueval d'Avranches vers 1770, et porte vers 1780. Longueval ou René Leberriays lui attribue le nom de bonne-louise, d'après celui de la femme de créateur, Louise de Longueval. L'arbre est peu connu dans la première moitié du XIXe siècle en France, mais est exporté dans les îles Anglo-Normandes et en Grande-Bretagne lors de la paix d'Amiens en 1802, puis à partir de 1814 sous le nom de louise-bonne. Elle est ensuite importée d'Angleterre à Paris, avec l'indication erronée de Jersey pour son lieu d'origine. M. Montagne, conservateur du Jardin botanique d'Avranches envoie vers 1827 des greffes à André Leroy, pépiniériste à Angers.
La variété a de nombreuses noms: Bergamote d'Avranches ; Bonne de Longueval ; de Jersey ; Louise-bonne d'Avranches ; Beurré d'Araudoré ; Bonne-Louise d'Araudoré ; Louise-Bonne de Jersey ; Beurré d'Avranches ; Bonne-louise ; Bonne d'Avranches ; Louise De Jersey ; De Louise ; William IV ; Prince Germain.
Sa chair est blanche, fine, des plus fondantes, juteuse. on eau est excessivement abondante, sucrée, vineuse, acidulée, et posséde une saveur parfumée, exquise très particulière. Sa maturité se déclenche de la mi-septembre à la mi-octobre.


* Le Monstrueux de Carentan :
Le monstrueux de Carentan est un légume de la Manche. Il s'agit d'une variété de poireau réputée pour ses dimensions. Il est ainsi défini : « superbe variété, le monstrueux de Carentan est énormément gros, sans être très court, aux feuilles larges, amples d'un vert foncé » [1].
Pour certains, le monstrueux de Carentan ne serait, en fait, qu'une variété du « gros court de Rouen », mais aux « dimensions beaucoup plus fortes.


* La Carotte de Créance :
La carotte de Créances est une variété de carottes de la Manche cultivée à Créances. La culture est faite dans un sol sablonneux, un mode de production original qui donne à la carotte de Créances un goût particulier, très apprécié des gastronomes. Depuis 1960, elle bénéficie de l'appellation d'origine contrôlée « Carotte des sables de Créances AOC ». Un syndicat, créé à l'initiative de Victor Letouzey, regroupe la plupart des producteurs; La carotte de Créances est cultivée dans les mielles aux sols sablonneux composés d’alluvions. Elle jouit ainsi, tout à la fois, d'un sol léger et fertile, de la douceur marine et du vent du large chargé d'embruns que viennent enrichir les apports du varech servant d’engrais végétal naturel. Elle pousse « de fin août à octobre, mais ne récolte que de janvier à mars ». Sa conservation est assurée par un paillage des parcelles permettant de maintenir les racines en terre tout en les protégeant du froid. C'est cette récolte de dernière minute garantissant une fraîcheur et une qualité optimales qui fait qu'elle est dite « sans cœur » parce que sans centre fibreux. Pour les carottes non lavées, la récolte est réalisée manuellement et le conditionnement est effectué au champ. Toutes ces conditions se réunissent pour produire une carotte richement iodée, d’un orange profond et d'une saveur incomparable. Elle est disponible d’août à avril. La légende affirme que la culture de la carotte de Créances a été entreprise dans les bancs de sable de la presqu’île cotentinoise par un « cadet de Normandie » qui, faute d’avoir hérité d’aucune terre, tenta, en désespoir de cause, d’utiliser les sables du bassin comme terre et les algues marines comme engrais. La culture de la carotte de Créances couvre une superficie de 1 100 hectares et mobilise 700 producteurs. Selon Alain Jacquet, responsable local de l'Inao, « en 1950, « les cultures s'étendaient sur 6 000 ha. ». La carotte constitue 70 % de la production légumière de Créances, « soit 20 000 tonnes par an ». « Cuisinée pour elle-même, en potage, sautée, braisée ou même râpée, elle accompagne à merveille l'agneau de pré-salé ». Confrérie : Fondée en 1996, la confrérie des « Mouôgeous d'carottes » promeut la consommation du célèbre légume. Elle participe chaque année à Créances à la Fête de la carotte de Créances et intronise de nouveaux chevaliers. Ses membres sont vêtus d'une robe orange et d'un chapeau vert. Ils doivent prêter serment en public « de défendre partout et en tous temps la bonne et brave carotte de Créances.


* Le Navet de Ducey:
Le navet de Ducey est un légume de la Manche. Ce serait l'une de deux seules variétés de navets de Normandie, l'autre étant le navet de Luc (Calvados).


* Le Haricot noir de Cherbourg:
Les haricots noirs de Cherbourg sont un légume de la Manche. Cette variété de haricots est mentionnée dans les livres de jardinage « dès le XVIIIe siècle ». Elle semble avoir disparu.


* Le Haricot noir de Coutances:

* Le Haricot noir de Lingreville:

* Le Haricot noir de Tourlaville:

* Le Poireau de Créances :
Le poireau de Créances est variété de poireau cultivée dans la Manche à Créances. Il est labellisé Indication géographique protégée. Le poireau de Créances est particulièrement reconnu par les gastronomes comme en atteste la recette « Saint-Jacques, cuillette éphémère du jardin » du grand chef étoilé Alain Passard. Ce dernier est propriétaire du restaurant L'Arpège à Paris, 3 étoiles au Guide Michelin. Le premier poirier bonne-louise est issu d'un semis de M. Longueval d'Avranches vers 1770, et porte vers 1780. Longueval ou René Leberriays lui attribue le nom de bonne-louise, d'après celui de la femme de créateur, Louise de Longueval. L'arbre est peu connu dans la première moitié du XIXe siècle en France, mais est exporté dans les îles Anglo-Normandes et en Grande-Bretagne lors de la paix d'Amiens en 1802, puis à partir de 1814 sous le nom de louise-bonne. Elle est ensuite importée d'Angleterre à Paris, avec l'indication erronée de Jersey pour son lieu d'origine. M. Montagne, conservateur du Jardin botanique d'Avranches envoie vers 1827 des greffes à André Leroy, pépiniériste à Angers

* Le Chou de Cherbourg :
Le chou de Cherbourg est un légume de la Manche. Il s'agit du nom donné, dans le Cotentin, à la variété de chou nommée « cœur de bœuf gros » dans les catalogues du début du XXe siècle.

* Le Chou de Courances :
Le chou de Coutances est un légume de la Manche. Il s'agit de la variété de chou produite à Coutances, et aux environs. Il semble ne pas avoir d'autre particularité que celle de son lieu de production.

* Le chou de Lingreville :
Le Chou de Lingreville est un légume de la Manche. Il s'agit de la variété de chou produite à Lingreville, et aux environs. Il est décrit comme étant « l'intermédiaire en apparence entre le chou de Tourlaville et de Bacala hâtif, et dont une variété est nommée en Normandie grappé ou grappu car il porte à l'aisselle des feuilles de petites pommes qui atteignent la taille d'une orange »

* Le Chou de Tourlaville :
Le chou de Tourlaville est un légume de la Manche. Il s'agit de la variété de chou produite à Tourlaville, et dans les environs. Il semble qu'il n'a pas d'autre particularité que celle de son lieu de production

DES PLANTES ET FLEURS SAUVAGES :

* La SCIRPE LACUSTRE :
La scirpe lacustre, encore appelée le jonc des chaisiers, marque la limite entre les eaux et les roselières. Leurs souches sont profondément enracinées à 2 ou 3 mètres de profondeur à l'aide du rhizome rampant. Chaque année, elle émet des tiges arrondies qui sont utilisées en vannerie. La scirpe lacustre ne supporte pas le vent, ni la navigation.

* LE ROSEAU DES MARAIS :
Le roseau des marais, encore appelé phragmite, est une plante qui pousse dans les marais. Elle est appréciée dans la phytoépuration. Sa présence dans un bassin permet d'éliminer une grande partie des graisses présentes dans les eaux viciées domestiques, contribuant ainsi à réhabiliter celles-ci de manière écologique. La station d'épuration de Saint-Jean-de-Daye utilise ce principe.

* LA DOUVE (Plante)
La douve de la famille des Ranunculacées est originaire de l'Europe. C'est une plante endémique des marais. On en compte 250 espèces. Dans la Manche, nous rencontrons fréquemment la petite douve. C'est une plante vivace ou annuelle. Les feuilles sont difformes ; les feuilles dites nageantes sont différentes de celles submergées. Les fleurs de couleur blanches et jaunes parfois rouges sont terminales. Le fruit est en akène.

* L'AJONC :


L'ajonc (Ulex europæus) est une espèce d'arbuste de la famille des Fabacées, est présent dans les landes sauvages. Plante buissonnante vivace et caduc, dotée d'épines, elle fleurit de couleur jaune, au mois d'avril, tout en délivrant une forte odeur de noix de coco. Associé à la bruyère, l'ajonc était traditionnellement utilisé comme comestible domestique et comme fourrage. Broyé et pillé, il pouvait être mélangé aux céréales pour les animaux. Enfin, du fait de sa forte teneur en azote, il sert également à l'amendement des terrains. Appelé "Bouais-jan" en normand, il a donné son nom à une revue régionaliste en normand, Le Bouais-Jan, créée en 1897 par François Énault et Louis Beuve.





12/07/2014


Marie51



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