LE FORT DE VAUX
A VAUX-DEVANT-DAMLOUP
DANS LA MEUSE
55400

par "Marie51"




Aujourd'hui, nous partons à la découverte de la Meuse et de l'Argonne. Après Verdun, nous prenons la route pour découvrir le Fort de Vaux qui se situe à Vaux-devant-Damloup, dans le département de la Meuse. Assiégé par l'armée allemande, le fort de Vaux ne se rendit qu'après 7 jours, au prix d'une résistance héroïque.



Le Fort de Vaux se présente comme un îlot presque chauve au milieu de la forêt. Dans ce secteur dévasté par les combats, les forestiers ont reboisé l'essentiel du terrain, ne gardant comme clairière que le quadrilatère du Fort.

Perché à 350m d'altitude, sur le rebord de la Cote de la Meuse, à 8km au nord-est de Verdun, le Fort de vaux constitue un des maillons de l'anneau des fortifications détachées, qui encercle la Place de Verdun.

Posté en pleine campagne, son trapèze clairement détaché domine les villages de Vaux (sur la gauche) et de Damloup (sur la droite), situés aux débouchés de ravins utilisés par les routes et la voie ferrée locale reliant Verdun à Vaux. Ces villages, typiquement lorrains, laissent apparaitre une couronne de jardins et de vergers. Au delà, les prairies et labours s'étirent en lanières entrecroisées.

Autour de ce fort de taille moyenne, renforcé par du béton et des tourelles, s'est ordonné une palette d'aménagements militaires, dont la mise en place progressive, entre 1881 et 1914, a profondément transformé le paysage.



De part et d'autre, des batteries d'artillerie extérieures complètent la puissance de feu du plateau. Leurs alvéoles entourées par un réseau de fils de fer sont larges de 10 à 20 mètres et présentent un aspect trapu. Sur le rebord de l'éperon, de fins retranchements linéaires ont été aménagés pour l'infanterie Ce dispositif est complété par deux abris bétonnés. Les éléments sont reliés par un important réseau de chemins stratégiques dont le débouché principal vers le fort est défilé par un rideau de végétation.

Ces aménagements, résultat d'un véritable découpage militaire du territoire, entrainent un afflux de nouveaux habitants, surtout lors de la construction de gros ouvrages militaires. Ainsi, lors du bétonnage du Fort de Vaux (1888-1889) se sont près de 1200 ouvriers qui résident sur le terrain. La main d'œuvre étant insuffisante, on fait appel à des ouvriers venus de Limoges et d'Italie. Au village de Vaux, la population passe de 1901 et 1913, de 224 à 287 habitants.

Ses défenseurs, à bout de force et sans espoir d'être dégagés, reçurent exceptionnellement les honneurs militaires des Allemands, lors de leur reddition, le 7 juin 1916.





Nous avons pris, cette fois, un week-end complet, pour essayer de trouver ces sites devenus tristement célèbres, car ils apportent aux visiteurs une vision globale de la Grande Guerre, qui ravagea cette partie de la France.





L'intérieur du fort de Vaux fait froid dans le dos. Il est difficile d'imaginer que des hommes aient pu vivre, sous terre, dans des conditions pareilles. Un canon en état reste planté devant une forme de lucarne comme à la recherche de ses ennemis qui le cernent.

Nous découvrons l'infirmerie où les blessés étaient mis à l'abri et soignés avec les moyens du bord. Triste endroit pour ceux qui étaient en train de mourir, loin de leurs familles.



Pendant les quatre premiers mois de la guerre, de Aout à Novembre 1914, les troupes françaises ont perdu 45 000 hommes, soit 1/3 de leurs pertes totales !

Le front, le 11 novembre 1918, se répartissait ainsi :



La Guerre Maritime :

Les marines militaires ont perdu durant la guerre 86 000 Hommes !
L'Angleterre, à elle seule, a subi plus de la moitié des pertes en personnel.
Les chiffres sont terribles :

* 2468 Officiers
* 30895 marins de la flotte de guerre
* 14661 Officiers et Marins de Commerce

Tonnage torpillé et coulé durant la guerre :

* 8 610 000 Tonnes Angleterre
* 613 000 Tonnes USA
* 1 287 000 Tonnes Norvège
* 972 000 Tonnes France
* 973 000 Tonnes Italie
* 182 000 Tonnes Japon

Au total 12 587 millions de Tonnes, évalués à 50 milliards de France, concernent 5 000 Nations.

LA PROGRESSION DE L’ARTILLERIE :

Nombre de canons mis en service aux armées au début de septembre 1914 :

* Artillerie de campagne (75,80,65) ......................3499 (93%)
* Artillerie lourde .................................................... 230 (1%)

En novembre 1914 :

* Artillerie de campagne .......................................6200 (41%)
* Artillerie lourde...................................................6800 (45%)
* Artillerie de tranchées..........................................2200 (14%)

Les obus étaient la principale cause de mort et de blessures. La gravité des blessures étaient souvent extrêmes : corps démembrés, corps broyés, têtes défigurées, les éclats d'obus par leur fragmentation infligeaient des blessures profondes et terribles.

Les gazs étaient une autre source de blessure, d'autant plus terrible, qu'il s'agissait, pour les victimes, d'une mort lente, par destruction progressive des poumons.

Les blessés ne redoutaient qu'une chose : mourir seul, abandonné sur le champ de bataille. Combien malheureusement ont agonisé seuls? Leurs camarades s'efforçaient de ne pas entendre les râles des blessés et l'appel désespéré de ces hommes perdus, inaccessibles aux secours. Leur survie dépendait de la facilité ou non d'être évacués du champ de bataille.

La folie est une blessure de l'âme souvent définitive et trop souvent oubliée.


Informations utiles :

Fort de Vaux
55100 VAUX
Tel/Fax : 03.29.88.32.88
Site : http://www.meuse.fr

Période et Horaires d'ouverture :

- Fevrier et Mars : de 10h à 12H et de 13H à 17H
- Avril de 10H à 18H
- Mai et Juin de 10H à 18H30
- Juillet et aout de 10H à 18H 30
- Septembre et Octobre : 10H à 12H et 13H à 17H 30
- Novembre et Décembre : 10H à 12H et 13H à 17H

Départ de la dernière visite : 30 mn avant la fermeture

Tarifs :

3 Euros/Adulte;
1,50E/enfant
Famille(2adultes+2enfants)=8euros

Forfait visite guidée : 50/60E

le 10/04/2011

Marie51 et Didier51



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