L'HOTEL DE SEIGNELAY
A PARIS
(75007)

par "Marie51"



L'Hôtel de Seignelay est un hôtel particulier bâti le 7ème arrondissement de Paris. Sa construction date de 1713 pour Germain Boffrand. Il revendit l'Hôtel de Seignelay au Comte Charles Éléonor Colbert de Seignelay, fils de Jean-Baptiste Colbert de Seignelay et petit-fils de Jean-Baptiste Colbert.

En 1725, François Duret, entrepreneur réputé, rachète un terrain situé entre la rue Saint-Dominique et la rue de Grenelle, pour le compte de la marquise de Prie, maîtresse du duc de Bourbon, et y fait construire un hôtel.

Cet hôtel particulier, fut construit pour Germain Boffrand, le long de la rive gauche de la Seine. Sur son terrain, il fit construire plusieurs demeures, dont cet hôtel et son jardin qui rejoint la Seine, par l'actuel quai Anatole-France. Au sud, il donne sur la rue de Bourbon, plus tard rue de Lille.

Cet hôtel est similaire à l'hôtel Beauharnais, construit par le même architecte et situé au N°78 de la même rue. En 1718, l'hôtel devint la propriété du comte de Seignelay, mort en 1740, dont les héritiers le revendirent, en 1747, à Armand Joseph de Béthune, Duc de Charost.

Réputé pour sa bienfaisance et sa générosité, le Duc de Charost n'émigre pas à la Révolution. Il fut emprisonné au plus fort de la Terreur, mais libéré après la chute de Robespierre.

En 1799, il sera nommé maire du 10e arrondissement ancien de Paris, dans lequel se trouve son hôtel, mais décédera, l'année suivante, de la petite vérole, attrapée en allant visiter des sourds-muets, dans les hôpitaux. L'Hôtel de Seignelay passera à sa veuve, Henriette Adélaïde du Bouchet de Sourches, puis à la soeur de celle-ci, Marie Marguerite Joséphine du Bouchet de Sourches, veuve de Louis Charles de Sainte Aldegonde. Au décès de cette dernière, en 1838, ses filles revendent l'hôtel, au Marquis de Lauriston. En 1842, celui-ci l'échangera contre un autre hôtel, situé au N°32 rue St Guillaume, avec le comte Christian de Nicolaï

En 1801, l'ingénieur français Philippe Lebon fait installer son système d'éclairage et de chauffage Thermolampe pour la première fois dans l'hôtel de Seigneley. La famille de Nicolaï va alors conserver l'Hôtel de Seignelay durant presque un siècle.

Adélaïde Hyacinthe de Fougières, veuve du comte Christian de Nicolaï, y meurt en 1891. Ses descendants vont revendre l'hôtel, en 1938, à l'Ambassade d'Allemagne, pour agrandir celle-ci, implantée depuis 1814, dans l'Hôtel de Beauharnais. L'Hôtel de Seignelay va être, en partie, transformé, au XVIIIe siècle, et redécoré par par Pierre Mouret.

En 1944, il sera confisqué par l'État en 1944, comme l'hôtel voisin de Beauharnais, puis deviendra le siège de différents ministères, de 1945 à 2017.

En 1951, il apartiendra au Ministère de l'Agriculture, en 1964, au Secrétariat d'État des Affaires Algériennes, en 1967, au Secrétariat d'État aux Affaires Etrangères, en 1970 au Ministère du Plan et de l'Aménagement du Territoire, puis en 2002, il devient le siège du Secrétariat d’État aux PME.

En 2007-2008, l'Hôtel de Seignelay est mis à louer, par l’État, pour un bail emphytéotique de 60 ans mais ne trouve pas preneur.
En 2012, il devient le Siège du Ministère de la Fonction publique puis, sera le Siège de l'Industrie.

Il est accessible rue de Lille par un portail monumental encadré de deux pavillons de garde, qui abritent un appartement de 55,90 m². Il donne sur une cour pavée de 444 m², avec dans l'alignement du portail, la façade principale en pierre de taille, ornée de mascarons. L'hôtel particulier compte cinq étages, le plus bas étant un sous-sol à demi-enterré et le plus haut, sous brisis. Parmi les pièces historiques, se trouvent un salon rocaille de style Louis XV et un boudoir, de style Louis XVI. En 1842, un bâtiment de 3 étages a été construit, à l'Ouest de la cour et devint les communs, faisant le lien entre l'hôtel et la rue.

Il contient 2740 m² de bureaux et 165 m² de locaux d'habitation. En arrière, un grand jardin d'une superficie d'environ 1 200 m² s'étend jusqu'à la Seine. Dans ce jardin, que longe le Quai Anatole-France (accès au no 21), une stèle rappelle que le dernier chien de la Reine Marie-Antoinette, Coco, a été enterré à cet endroit. Pour Vincent Noce, cette anecdote serait fausse. Il s'agirait d'un chiot ayant adouci les derniers jours du Dauphin au Temple. L'épagneul aurait été, après sa mort en 1795, emporté à Vienne, par Marie-Thérèse qui l'aurait ensuite fait enterré à cet endroit, par la suite.

L'Hôtel de Seignelay est classé, depuis le 3/11/1952, aux M.H. pour ses boiseries Louis XV et ses décors Louis XVI. Le reste de l'hôtel, les communs, la cour et le jardin bénéficient, quant à eux, d'une inscription aux M.H. depuis le 28/10/1991.

L'Hôtel de Seignelay est depuis la propriété de l'État Français. Il a été mis en décembre 2017.


Adresse : Hôtel de Seignelay -N°80 rue de Lille - 75007 -
Coordonnées par GPS : 48° 51' 40" Nord, 2° 19' 19" Est

Marie51



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