NAISSANCE DU LION DE BELFORT
A BLEFORT
(90000)

par "Marie51"



Le Lion de Belfort est une sculpture monumentale, en haut-relief, créée par le sculpteur alsacien Auguste Bartholdi. Le Lion de Belfort se situe à Belfort, en Franche-Comté, en France, au pied de la falaise de la citadelle. Elle représente un lion couché et blessé, prêt à se dresser pour se défendre, qui repose sur un piédestal en rocaillage. Il commémore la résistance de la ville de Belfort, assiégée par les Prussiens, durant la guerre de 1870, et à l'issue de laquelle la zone, correspondant à l'actuel Territoire de Belfort, sera la seule partie de l'Alsace, à rester française.

La sculpture impressionnante du Lion de Belfort est longue de 22 mètres et haute de 11 mètres. Elle est constituée de blocs de grès rose de Pérouse (type de grès rouge des Vosges au lieu du calcaire blanc prévu par le conseil municipal de Belfort), sculptés individuellement, puis déplacés sur une terrasse verdoyante et adossée à la paroi calcaire grise de la falaise sous le Château de Belfort, caserne édifiée par le général Haxo, pour y être assemblés.



Suite à des protestations allemandes alors que l'Europe est dominée par Otto von Bismarck, le fauve — qui devait à l'origine faire face à l'ennemi — a la tête tournée vers l’ouest : « Bartholdi le fit alors le dos tourné à l'adversaire, dans une attitude dédaigneuse. Mais, entre ses pattes, il place une flèche tournée vers la frontière allemande » selon le directeur des musées de Belfort, Nicolas Surlapierre2.

Contrairement à une légende reçue, le Lion de Belfort possède bien sa langue : cela a été vérifié lors de travaux au début des années 2000.



L'œuvre symbolise la résistance héroïque de Belfort, menée par le Colonel Denfert-Rochereau, pendant le siège de la ville par l'armée prussienne, qui dura 103 jours (de décembre 1870 à février 1871). Selon Bartholdi, « le monument représente, sous sa forme colossale, un lion harcelé, acculé et terrible encore en sa fureur » et « le sentiment exprimé dans l’œuvre doit surtout glorifier l’énergie de la défense. Ce n’est ni une victoire ni une défaite qu’elle doit rappeler.

Le projet, initié le 5 décembre 1871 par le Conseil Municipal de Belfort et son Maire Édouard Meny qui sollicita, en 1872, le sculpteur colmarien Auguste Bartholdi (il a participé à la guerre franco-allemande de 1870 en tant qu'aide de camp de Garibaldi), prévoit à l'origine que le mémorial soit érigé sur le « Pré Gaspard » (futur « Cimetière des mobiles », nom en référence au lieu de sépulture des victimes du siège).

Bartholdi va réaliser différents travaux préparatoires, pendant 5 ans (où il étudiera les lions du Jardin des plantes de Paris), influencé par son maître Jean-Léon Gérôme, qui aimait le gigantisme des sculptures égyptiennes antiques.



Il s'inspire du Lion de Lucerne du sculpteur Bertel Thorvaldsen, qui fut réalisé en 1819 et, de Brutus, le Lion de Jean-Baptiste Pezon, dompteur et directeur de la « grande ménagerie lozérienne » à Paris.

Il fit inscrire son Lion, dans le paysage urbain, à la manière du Land Art.

Les travaux de terrassement commencèrent en 1875. La dernière pierre ne sera posée qu'en septembre 1879.

En raison d'un différend entre la ville de Belfort et Bartholdi, sur l’utilisation du reliquat de la souscription d'abord, locale puis nationale, il n'y aura pas d'inauguration officielle, à cette époque, mais une inauguration orchestrée par Bartholdi et des Belfortains qui l'avaient soutenu.

L'artiste financera, le 28 août 1880, une illumination de son œuvre, par des feux de Bengale.

La section de Belfort du Club Alpin Français fera graver cette dédicace « aux Défenseurs de Belfort 1870 – 1871 » sur le socle du Lion grâce aux fonds récoltés par un droit d’accès payant établi en 1890.



La sculpture, à peine achevée, à l'image du lion, va inspirer, autant comme modèle que comme caricature, des poètes, des chansonniers, des sculpteurs (tel Max Ernst qui détourne sa figure dans plusieurs lithographies) et sera exploitée à des fins publicitaires (carte postale, assiettes, gravures, montres, miniatures, lessives, épiceries).

Bartholdi tolère d'abord cette exploitation puis devant la profusion des reproductions, à partir de 1898, gagnera les procès qu'il intente, mais à sa mort, Belfort est devenue la « Cité du Lion » et en fera définitivement son emblème.

La sculpture est classée monument historique le 20 avril 1931.

Une réplique du Lion de Belfort au tiers, en cuivre martelé, est placée à Paris, place Denfert-Rochereau, et une autre au Square Dorchester à Montréal au Canada.



Voila, vous savez tout sur le célèbre Lion de Belfort...Il ne vous reste plus qu'à aller le découvrir, en réel, à Belfort, mes Amis !

Coordonnées par GPS : 47° 38' 13" Nord et 6° 51' 56" Est

Au revoir Amis Internautes !!!


Mis à jour le 13.07.2015

Marie51



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